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Stanislas, d’Alliance, de la Carrière : trois places nancéiennes qui forment un ensemble unique, véritable chef-d'œuvre de génie créatif et sont inscrites au Patrimoine mondial de l’Humanité.

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L’Art Nouveau est un mouvement artistique qui a pris naissance à Nancy à la fin du XIXe siècle et qui a rayonné pendant plusieurs années dans toute l’Europe.

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Place carrière

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Place carrière

Place de la Carrière à Nancy

La Place de la Carrière

La Place de la Carrière apparait au milieu du 16e s.au moment où les fortifications médiévales de la ville sont reculées. Cette modernisation des fortifications est à l'origine d'une dernière extension de la ville vers l'est : c'est la rue Neuve ou Place Neuve de la Carrière représentée par les grands graveurs lorrains du XVIIème siècle, Jacques Callot et Claude Déruet. Son nom de Carrière lui vient de son utilisation pour les joutes, les tournois et autre jeux équestres.

Ce n'est qu'à la fin du 17e siècle que les Français, lors d'une occupation de la ville, établirent une communication avec la Ville-Neuve voisine en perçant une porte déjà appelée Porte Royale en l'honneur de Louis XIV. Mais c'est sous le règne de Stanislas Leszczynski que l'idée de réunir Ville-Vieille et Ville-Neuve trouvera une admirable concrétisation. La place est close au nord par le Palais de l'Intendance - aujourd'hui Palais du Gouvernement - enchâssé dans un hémicycle à colonnes, et au sud par un arc de triomphe.

A l'amorce méridionale de la place se dresse (angle sud-est) l'Hôtel de Beauvau-Craon œuvre de Boffrand dont les balcons sont soutenus par des têtes d'indiens aux diadèmes de plumes.

La toiture a perdu la balustrade garnie de pots-à-feu qui prolongeait l'élan de ses pilastres engagés.

A l'angle sud-ouest de la place, Emmanuel Héré édifia (1752-1753) une réplique de l'hôtel de Beauvau-Craon : la Bourse des marchands, reconnaissable aux ferronneries des balcons (par Jean Lamour) où s'inscrit L.A.B.O.U.R.S.E et la fine silhouette de saint Michel, une balance à la main (symbole de rectitude).

A partir de ces deux hôtels s'aligne, de part et d'autre de la Carrière, la double file des façades sobrement animées de quelques agrafes "rocaille". Ces façades butent ensuite sur le ressaut de deux pavillons qui se raccordent en symétrie à la colonnade d'un hémicycle aux portes monumentales ; lesquelles sont chargés de trophées militaires et de guerriers turcs (allusion aux victoires de Charles V sur l'empire ottoman).

Le terre-plein central de la Carrière est orné de vases " rocaille " et d'enfants sculptés par Lépy et Mesny. Ses extrémités furent successivement ornées de sphinges et de gladiateurs (aujourd'hui dans la cour du Musée lorrain), puis de groupes de putti et d'animaux posés sur les fontaines d'angles. Les grilles de Jean Lamour filtrant les perspectives sont des réemplois des fermetures de la rue des Petites Ecuries. Les tilleuls bordant la place furent implantés à l'époque romantique en remplacement des orangers en caisses qu'aimait Stanislas.

Le palais de la Nouvelle Intendance (où logea Antoine Chaumont de La Galaizière puis son fils et successeur), remplaça le nouveau Louvre de Boffrand (commande de Léopold qui ne fut jamais terminée et que l'on démolit en 1745). Conformément au plan de Héré (mené à son terme par Richard Mique), il s'ouvrait (jusqu'en 1766) à travers une colonnade, sur le jardin orné d'une fontaine de Söntgen symbolisant le Temps, des arbres contemporains de Stanislas y poussent encore (accessible à partir du parc de la Pépinière).

De nos jours, les colonnades du palais de l'Intendance, tout comme celles de l'hémicycle, ont été fermées, son péristyle s'abouche avec un grandiose escalier d'honneur dont la rampe provient des ateliers de Jean Lamour.

L'étage noble de l'Intendance comprend une antichambre équipée d'une chapelle privée escamotable dans des boiseries, des grands salons (Salon Bleu, Grand Salon et Salon de l'Impératrice qui avaient été décorés par Gergonne et Girardet) remaniés au XXème siècle et le bureau dit du maréchal Foch remeublé par Majorelle à la Belle Epoque.

La balustrade du palais est surmontée de groupes allégoriques modelés par le nîmois Barthelémy Guibal et exaltant la Royauté : la Justice, la Vérité, la Fécondité et le Pouvoir.

Les autres sculptures furent réalisées par Vallier, Lenoir, et deux artistes allemands : Walneffer et Söntgen.

Charles X séjourna au palais en 1828 ; Louis-Philippe en 1835. Le maréchal de Canrobert y accueillit l'impératrice Eugénie et le Prince Impérial en juillet 1866 -à l'occasion du premier centenaire du rattachement de la Lorraine à la France -, François-Joseph d'Autriche y fut reçu en octobre 1867.

En 1935, Nancy étant devenu chef-lieu de la XXème Région Militaire ; le palais devint le siège du quartier général de ce commandement.

De 1959 à 1964, le Groupe de Subdivisions occupa les locaux.